October 26th, 2012

Vie napolitani

Posted in Europe by Daniel Corbeil

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Piazza San Domenico Maggiore, au coeur du dédale du vieux coeur greco-romain napoliain.

Assis à la terrasse du Gran Caffè Napolis, un mouvement soudain de vie me surprend par son intensité. C’est vrai que les cloches sonnent l’arrivée de la longue pause de la mi-journée.

De nombreux ménestrels nouveau genre envahissent un bon cinquième de la place et chantent une sorte de trame sonore vaguement inspirée par les différentes cultures qui ont tour à tour choisies de faire de Napoli leur capitale. Et ils sont nombreux à avoir rêver de posséder la baie légendaire, des grecs aux bourdons d’Espagne, en passant par les romains et les normands. Même Napoléon a savourer les lumières de Campanie. De toutes ces cultures, je crois que la cité est demeurer la Neapolis héllénistique de ses origines.

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Enfin, il est possible encore pour moi d’y croire, ainsi assis entouré par  ces groupes d’étudiants qui se bousculent, s’amusent et dialoguent, sans se soucier des alignements timides de touristes décontenancés, certainement sous le choc, et qui suivent à la queue tels des gamins en sortie scolaire cette italienne séduisante au parapluie jaune.

Une sorte de vendeuse de camelote ou je ne sais trop quel porte-bonheur fait le tour des tables, décèle un jeune couple un peu trop inhibé et leur “offre” en cadeau un pendentif horrible pour ensuite leur quêter quelques euros. J’ai vu mainte fois ce manège prévisible et mesquin. Et puis elle insiste, cette détestable dame, tant que le voisinage s’en mêle et voilà que la paysanne est chassée à grands coups. Voilà toute la civilité qui m’entoure.

Napoli, capitale intellectuelle romaine et puis centre culturel d’Europe au siècle des lumières. Napoli, capitale des scènes de rue, parfois cocasses, parfois tristes. Toujours intéressantes.

Le caffè est froid depuis un moment déjà alors que je termines ces lignes. Quelques heures me séparent encore de mon embarquement pour Catania. J’imagine déjà les cocasseries qui m’attendent alors que je laisse quelques pièces sur la table, ramasse mon carnet et m’enfonce davantage dans le dédale si dense de l’antique cité.


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