Contributor archive

Click here to read about this contributor.

July 29th, 2010

Promoting Cycling in Germany

Posted in Europe, Transportation by Clotilde Minster

C’est l’été et les responsables de bike sharing ne lésinent pas sur les arguments de choc pour encourager l’usage du vélo !

“Avec moi, tu consommes au minimum 300 calories par heure.” / “With me, you burn at least 300 calories an hour.”

January 19th, 2009

Espace public et bicyclettes

Posted in Europe, Transportation by Clotilde Minster

A la sortie de la gare

En arrivant pour la première fois à Karlsruhe, en Allemagne, j’ai été surprise par le nombre de bicyclettes aux alentours de la gare centrale. Il faut dire qu’avec ses 65 millions de cyclistes, l’Allemagne – et ses villes – se doivent d’être adaptés aux vélos. Et la majorité des villes le sont ; Karlsruhe est une des ces villes adaptées aux bicyclettes, ce qui, concrétement, ce traduit par des facilités pour les cyclistes : pistes cyclables et parkings à vélos.

Parking à vélos à côté de chez un coiffeur

More

November 30th, 2008

Et si on partageait une voiture ?

Posted in Europe, Transportation by Clotilde Minster

Vers des villes sans congestion ?

Vers des villes sans congestion routière ?

Au cours de mon séjour en Allemagne, j’ai pu découvrir un mode de partage des voitures assez confidentiel (tout du moins pour l’Europe): le car-sharing (ou “carsharing”, ou encore “autopartage”). Le “carsharing” n’a rien à voir avec le covoiturage qui est encouragé depuis quelques années dans la plupart des pays européens. Le principe est simple (et est généralement le même dans tous les pays): les utilisateurs payent un abonnement mensuel ou annuel, prix auquel s’ajoute ensuite le coût de la location (à l’heure) du véhicule. Plusieurs types de véhicules sont proposés afin de s’adapter aux besoins de tous les utilisateurs : voitures citadines pour les célibataires, voitures break pour les familles, … Le client doit simplement prévenir (par Internet ou par téléphone, pas forcément à l’avance) qu’il souhaite utiliser tel type de véhicule à telle heure et le véhicule est mis à sa disposition pour la durée qu’il souhaite.

More

September 4th, 2008

Stumbling Blocks

11.JPG

Pierres d’achoppement de Max et Meta Seta Strauss, morts à Auschwitz en 1942

« Pierre d’achoppement » en français, Stolperstein en allemand, stumbling blocks en anglais, tel est le nom d’un projet européen qui vise à placer un « pavé de la mémoire » devant l’entrée du dernier lieu de résidence des victimes du nazisme. Initié par l’artiste allemand Gunter Demnig en 1993, ce projet a pour but de ne pas faire tomber dans l’oubli les personnes mortes en déportation au cours de la Seconde guerre mondiale. Comme le dit Miriam Gillis-Carlebach, la fille du dernier rabbin de Hambourg, ”The stumbling blocks become reminders and voice; they call out, ‘Every human being has a name‘”.

La première pierre a été posée de manière illégale en 1997 à Berlin. Aujourd’hui, plus de 13 000 pierres d’achoppement ont été posées légalement dans plus de 300 lieux, en Allemagne, en Autriche, en Hongrie et aux Pays-Bas. La plaque en laiton comporte toujours les mêmes indications : tout d’abord « Ici habitait » (« Hier wohnte » en allemand, ou plus rarement « Hier arbeitete », c’est-à-dire « Ici travaillait »), suivi du nom, la date de naissance et la date et du lieu de décès de la personne déportée. D’un coût unitaire de 95€, ces pavés sont posés à la demande d’un membre de la famille du déporté, d’associations, … Ces pierres sont installées par Gunter Demnig lui-même qui a conscience de ne pas pouvoir créer six millions de pierres d’achoppement mais qui refuse de fabriquer ces pierres de façon industrielle puisqu’il souhaite avant tout amorcer une réflexion.

Ce projet, qui a suscité la controverse, pose en effet un certain nombre de questions. Tout d’abord, on peut être étonné de la simplicité du projet : un pavé est posé au même niveau que le trottoir, seule la couleur différencie les pierres d’achoppement. Si les riverains des pierres d’achoppement sont invités à les nettoyer régulièrement, ce n’est pas toujours le cas. Les pavés de mémoire passent donc le plus souvent inaperçus : les personnes que j’ai rencontrés ne les avaient pas remarqués, n’arrivaient pas à lire en raison de la trop petite taille (il s’agit d’un carré de 10 cm sur 10 cm).

Plus préoccupant encore, et, à mon avis, l’endroit où ces pavés sont disposés : le sol. Les passants semblent marcher sur ces pavés dans l’indifférence générale. Le fait que les noms soient foulés toute la journée a d’ailleurs constitué une des plus vives critiques émanant de la communauté juive de Krefeld (Allemagne) – un compromis a par la suite été trouvé entre les familles des victimes, la municipalité et les propriétaires des maisons qui ne souhaitaient pas se souvenir chaque jour des atrocités commises par les nazis au cours de la Seconde guerre mondiale.

More