Europe Through the Eyes of Others
Roma
Barcelona
Madrid
Roma
Barcelona
Madrid
Barcelona by the sea
Barcelona
Over the hill in Madrid
Poble Sec, Barcelona
Je viens de quitter Madrid, après un passage à Barcelona au préalable, question de me faire une opinion sur ces villes. Et quel regard : pas celui du citadin qui connait trop bien – et donc déforme – sa vision urbaine d’une cité. Plutôt celui du voyageur, curieux et anthropologue, qui n’a que le passage et l’insouciance pour se faire une idée – un cliché au sens photographique – et dessiner une esquisse de la ville.
Déjà lorsqu’on débarque à Barcelona, au coeur de Poble Sec, à un jet de pierre du vieux Barrio Chino – El Raval – et du port industriel, poussiéreux, de l’antique cité maritime, l’on élimine tout les stéréotypes qu’on rêvait à l’écoute de l’Auberge Espagnol (Klapisch : 2002) et autres Vicky Christina Barcelona (Allen : 2008). Exit la musique, l’innocence et les courtisans, guitare à la main. Exit la ville balnéaire à l’insouciance légendaire. Nous sommes davantage dans le monde noire et migratoire de Biutiful (Iñárritu : 2010).
Barcelona, au sens du rêve, n’existe pas dans le réel, et prend forcément son ancrage dans le désir et la volonté pour la culture catalane de s’exprimer en terme de mondialisation et d’internationalisation.
Barcelona, ville encore plus désirable, de par sa substance réelle, pauvre et industrielle, riche et balnéaire dans une certaine mesure, et certainement une terre d’accueil pour les chercheurs d’asile et de refuge.

Barceloneta, Barcelona, Spain

Malecon, Havana, Cuba
hTo, Toronto, Canada
Expats
Even without knowing anything about Barcelona, I knew this was no place for the indie-minded traveller looking for the pristine virginland or the earnest college student bent on “finding himself”. Being neither, I nevertheless found myself fleeing to the English-speaking sanctuary that is the Elephant bookstore, wondering aloud if this jet-lagged, high-strung boy had bitten off more than he could chew by showing up at this tourist mob scene, a linguistically confusing mob scene, no less.
The owner, Ann, was sympathetic but not particularly attentive. “Yes, it was hard when I came here in ’69. Nobody here spoke any English and I didn’t speak a word of Spanish.” She had come from England to marry a Catalan, who she loved enough to brave General Franco for. I glanced aside at the old guy sitting in the far corner engrossed in computer games. “Oh there’s Frank. He’s Canadian, too.” I thought better of inquiring after the Catalan.