March 1st, 2011

In Sicily, Between Now and Eternity / 1

Posted in Europe, Society and Culture by Daniel Corbeil

Carlentini e l’Etna, Sicilia

Je me retrouve à nouveau coincé dans un avion sordide d’une quelquonce compagnie italienne destinée aux voyageurs pauvres.

Rien à redire sur Meridiana Airline, sauf que je constate que la porte du pilote n’est pas fermée, que la communication interne demeure inexistante, que le personnel semble légèrement affolé et que je pourrais aisément jouer au terroriste. Peut être aussi que je suis paranoïaque.

J’ai des sueurs froides et des vertiges. Malheureusement, je n’ai rien à boire ni à manger. Je ne veux pas allonger l’argent qui pourrait combler mon angoisse. C’est ce qui arrive lorsque l’on voyage pauvrement.

A titre de divertissement, je feuillette sans grande attention les maigres revues où pullule la publicité de mauvais gout destinée aux touristes sans personnalité.

Je parcours la notice de sécurité, ne comprend rien aux ridicules schémas présentés. Je tousse, discrètement, trop paresseux pour aller jusqu’à la seule toilette de l’avion.

Pas de film, pas de musique. L’anxiété m’envahit.

Au bout de deux heures à suer froidement, lors du bref trajet Roma-Catania, je commence à percevoir des petites lumières qui semblent embrasser la cote et éventuellement, s’agglutiner contre les parois de ce que je devine être une montagne large et éternellement longue. Puis les lumières se multiplient et ce que j’ai cru pour Catania était en fait Messina, puisque vient ensuite la grande région catanaise et sa couronne égrainée en altitude.

Vers 23h00, accueillit par une pluie forte et droite, je retrouve l’aéroport moderne, qui m’a surpris lors d’un trop bref passage à Catania, il y à deux années déjà. À la sortie, je rencontre Salvo d’Antoni, cet homme grand et gros qui doit me ramasser et qui me promet un travail. Il porte un carton affichant mon nom. C’est doucement cliché, je me sens important. aussi, il est venu avec une de ses filles, maigre comme un bambou, le nez en relief. Elle a ce petit quelque chose d’exotique, d’arabe, d’excitant.

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February 26th, 2010

Frutti, merci e pesci! Markets in Catania

Posted in Europe, Society and Culture by Daniel Corbeil

DCORBEIL | Rose sur Azur

DCORBEIL | Bloody morning

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January 29th, 2010

Indiana Jones Arrives in Catania: Palazzina

Posted in Europe, Fiction, Society and Culture by Daniel Corbeil

DCORBEIL | Una candela nella notte, 2008

Matin de soleil discret et de fraicheur prenante. J’ouvre le double battant de cette vieille fenêtre. J’y prend, le temps d’un instant suspendu, une large bouffée d’air. Au loin, des bruits sourds. Cris stridents. Voitures agressives. Cinq heures le matin : la ville se réveille déjà. Aurore violet. Je regarde la rosée qui suinte le long des vieilles pierres de ce palazzo.

Enivrement baroque.

Après une arrivée tardive, j’avais installé temporairement ma vie dans un gîte trouvé à la hâte sur internet. B&B Da Lucia. Un espace central, à partir duquel je pourrais poursuivre ma découverte de Catania.

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January 23rd, 2010

Indiana Jones Arrives in Catania: Taxi Driver

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DCORBEIL | L’Etna fume la pipe : 2006

« Je suis à peine débarqué de cet avion trop petit que je pose mes pieds sur la piste. Le bus m’attend sous une pluie froide battue violemment par un vent gonflé d’une chaude humidité. On embarque, on débarque. Dix mètre à peine, tour de bus inutile et paresseux.

Les douaniers me parlent avec mollesse et estampillent mon passeport canadien sans me jeter le moindre regard. Je ne comprend rien de leur anglais, et ils n’essaient même pas de me parler en italien. Traitement éclair, acceptations hâtives. On me force à dégager le maigre espace dédié aux étrangers et je m’engouffre dans les couloirs du terminal, les secousses du vol encore au ventre.

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